L’image du mois #54 | Août

Pour ce mois d’août, nous sommes remontés 76 ans en arrière, et plus précisément le 10 août 1946 !

Certaines de nos vues sont en effet datées au jour près ! Ici, le photographe reste cependant inconnu ainsi que l’identification de ces personnes. Nous savons toutefois que nous sommes à Arcachon, à la plage du Moulleau, grâce à la légende présente sur quelques vues de la boîte. Un indice nous le confirme : le débarcadère à l’arrière-plan.

Arcachon, vue prise depuis la plage du Moulleau, 10 août 1946, photographe inconnu, collection Magendie (cliquer sur l'image pour afficher sa notice dans la Stéréothèque)

L’image du mois #53 | Juillet

Le mois de juillet marque le début de l’été, des vacances et surtout des retrouvailles en famille !

Et cette famille ne vous a pas attendus ! Même si nous n’avons aucune information sur ces personnes, nous voyons que nous sommes au beau milieu d’un moment entre proches. C’est, en effet, une prise de vue sur verre réalisée par un appareil de particulier et non un éditeur, datable du milieu du 20e siècle par l’analyse des vêtements.

Portrait de famille, milieu du 20e siècle, photographe inconnu, collection Carrier

La vue a été prise en Lozère et provient de la collection Carrier, conservée à Soulignac.

Cliquer sur la stéréo pour afficher la notice et accéder à l’anaglyphe !

L’image du mois #52 | Juin

Ce mois-ci, nous nous associons aux festivités autour du bicentenaire du pont de pierre !

Vue des quais de Bordeaux, Pont de Pierre, Jean Andrieu, 1862, série Villes et ports maritimes, collection Duclot

Ouvert au public le 1er mai 1822 suite aux directives de Napoléon Ier, le pont a contribué à une large modification du paysage urbain, à une époque de réaménagement du tracé de la ville, de profondes mutations dans les modes de vie à l’heure de la Révolution industrielle et des nouveaux modes de transport.

La stéréo que nous vous présentons est issue du fonds Duclot, et c’est aussi l’image d’accueil de la Stéréothèque. Et pour cause : cette vue est l’une des plus anciennes de nos fonds représentant Bordeaux ! Le pont a alors tout juste 40 ans ! Au premier plan, le quai pavé et remarquablement vide, et pour cause : le temps de pause des photographies peut être encore long. Les mouvements ne sont donc pas fixés.

Des étalages de marchandes des quatre saisons sont protégés par des parasols dont l’ombre portée est quasiment verticale : on peut imaginer le port plongé dans la torpeur d’une chaude journée d’été, à la coupure de mi-journée.
À quai, en contrebas du parapet qui descend du pont, des gabarres amarrées en long. À l’entrée du pont, le bâtiment de l’octroi où l’on acquittait un droit pour faire entrer les marchandises en ville jusqu’avant la Seconde Guerre mondiale. Les maisons à octroi ont été démolies peu avant 1954.


De l’autre côté du pont, on devine quelques navires à vapeur. Au fond de la photo, on distingue clairement la gare d’Orléans qui fut le terminus des trains de Paris avant la construction de la passerelle de chemin de fer.

Les Archives de Bordeaux Métropole organisent un vaste anniversaire pour ce monument emblématique de Bordeaux, avec de nombreuses festivités telles qu’expositions, conférences, visites, une collecte d’archives, etc ! Tout le programme ici

Et pour voir la stéréo en anaglyphe et en apprécier le relief, chaussez vos lunettes bicolores !

Notice de l’image écrite par Christian Bernadat et Catherine Carponsin-Martin.

Pellerin, D. (1995) : La Photographie Stéréoscopique sous le Second Empire : Bibliothèque nationale de France, Bibliothèque nationale de France, Paris, 103.

L’image du mois #51 | Mai

Ce mois-ci, nous mettons à l’honneur un nouveau contributeur, Mikel Cervera Nagore, ingénieur du bâtiment, chercheur et collectionneur à Grenade. Ce dernier a corrigé quelques erreurs d’indexation dans la base de données sur des vues de la cité andalouse. Il nous a, en outre, proposé des montages gifs et anaglyphe de la ville, que voici !

Vue animée à partir de la stéréoscopie d’origine. Mikel Cervera

 

Cette vue aurait été prise par Eugène Sevaistre et éditée par Alexis Gaudin et frères vers 1857, dans la série Vues d’Espagne. Il s’agit du Cuartel de Bibataubín, à Grenade : uneancienne caserne construite entre 1752 et 1764 sous le règne de Carlos III sur l’ancien Château de Bibataubín, construit par ordre des Rois Catholiques après la Reconquête. Son nom vient d’une ancienne porte d’origine arabe qui donnait accès à la ville de Grenade, la porte des briquetiers ou “Bab al–Tawwabin”.

Photographie du Palais de Bibataubín prise depuis El Campillo à Grenade. Mikel Cervera, 2021.

Il est probable qu’il servit de caserne aux troupes françaises de Napoléon entre 1810 et 1812. Connu aujourd’hui sous le nom de Palais de Bibataubín, c’est l’un des bâtiments les plus importants et les plus remarquables de la ville, siège actuel du Conseil Consultatif d’Andalousie. Inicio – Consejo Consultivo de Andalucía (consejoconsultivodeandalucia.es).

 

Grenade. Vue du Cuartel de Bibataubín, 1857, collection Wiedemann – cliquer sur l’image pour accéder à sa notice

Bibliographie :

Cervera, Mikel. « Bibataubín: El Gran Desconocido ». En Alzada 121 (Julio 2021): 34-48. https://www.coaatgr.es/wp-content/uploads/2021/07/alzada_121_05.pdf

Piñar, Javier y Carlos Sánchez, coords. Una imagen de España: Fotógrafos estereoscopistas franceses (1856-1867). Madrid: Fundación MAPFRE. 2011.

Collection Centre Canadien d’Architecture/
Canadian Centre for Architecture, Montréal: https://www.cca.qc.ca/en/search/details/collection/object/346627

Rijksmuseum:
http://hdl.handle.net/10934/RM0001.COLLECT.268331

L’image du mois #50 | Avril

Pour le mois d’avril, nous laissons la plume à la classe de 4e du collège Leroi-Gourhan du Bugue qui a choisi l’image du mois dans le cadre du parcours pédagogique « Des photographies anciennes pour découvrir le monde ». Avec l’aide de l’écrivain  Patrick Marty, les élèves rédigent actuellement un récit fictif autour d’un corpus de vues stéréoscopiques et travaillent avec une autre classe de 4e du collège d’Eymet.

Paris, vue prise dans le Jardin d’Acclimatation, entre 1900 et 1920, photographe inconnu, carte postale stéréoscopique, collection Bidault

La plume d’or

C’était une belle journée d’été, on entendait les oiseaux chanter et le feuillage des arbres était verdoyant.

Pierrot, le petit-fils du propriétaire du jardin d’acclimatation, donnait de la nourriture à l’autruche du parc, Bart. Son grand-père s’appelait Didier ; il accueillait les premiers clients de la journée. A cette heure-là, en tout début de matinée, le jardin était calme comme jamais, avant l’arrivée des familles. On voyait les poissons nager dans le lac, on sentait l’odeur de la terre mouillée de la campagne, chose qu’il était très rare de trouver à Paris.

Puis Pierrot remarqua l’arrivée de sa femme Annie qui, d’une voix claire, lui demanda comment allait Bart. Elle commença à ouvrir les portes pour que les premiers clients  arrivent. Et on remarqua l’arrivée d’un homme élégamment habillé qui s’approcha de Pierrot et lui demanda :

« Ça avance bien, mon petit-fils ?  Il fait vraiment très beau aujourd’hui, j’espère qu’il y aura beaucoup de visiteurs et que l’on fera une belle recette ! »

Une fois le jardin rempli de gens parmi lesquels on voyait des grands-pères qui emmenaient leurs petits-fils, des mères et des bourgeois, Pierrot sortit et s’écria :

« Mes chers clients, Mesdames et Messieurs, votre attention s’il vous plaît ! Voici le spectacle du jour, la vedette de ce jardin, Bart l’autruche ! »

En effet, tout à coup, les visiteurs remarquèrent une autruche ravissante trônant au centre du jardin : ses plumes brillaient comme le soleil et semblaient lisses comme si elles avaient été soigneusement peignées. Ses grands yeux ronds étaient d’un bleu étincelant et son bec donnait l’impression qu’elle souriait. Elle penchait son cou vers les enfants pour qu’ils puissent la caresser, comme si elle comprenait ce qui se passait. Tout à coup, Bart l’autruche dirigea son regard vers le grand-père de Pierrot et un homme tout vêtu de noir, portant un chapeau de la même couleur et muni d’une mallette. On ne distinguait pas son visage. Les deux hommes étaient en grande discussion. Comme s’il comprenait ce qui se passait, Bart cacha une partie de son corps sous son aile.

Collection Bidault

Cliquer sur l’image pour en afficher la notice !

 

 

L’image du mois #49 | Mars

Pour ce mois de mars et pour célébrer de nouveau les femmes de nos collections, nous mettons cette année l’accent sur la famille : filles, sœurs, mères, tantes, grand-mères, grand-tantes, cousines, nièces, filleules,…

De nombreux groupes de personnes sont présents dans nos collections et même s’il n’est pas toujours évident d’affirmer qu’il s’agit de personnes affiliées, les ressemblances et la convivialité de ces photographies nous l’assure.

La plupart de ces stéréos du quotidien ne sont pas des vues éditées mais des photographies prises dans le cercle intime, sur le vif, à l’occasion d’un événement, un repas entre proches, des vacances, etc.

Les images suivantes sont les anaglyphes (sauf 2 d’entre elles) correspondantes alors chaussez vos lunettes bicolores pour une immersion dans la vie quotidienne de ces femmes, entre la fin du 19e et la première moitié du 20e siècle !

Collections Denant, Lassère, Magendie, Paladini et Vergnieux

L’image du mois #48 | Février

Pour ce mois de février, nous vous proposons de partir dans un chalet en Suisse, rejoindre une joyeuse équipe d’amis !

Cette drôle de troupe se trouve à la villa Brenir, dans la ville de Clavadel, arrondissement de Davos. Nous sommes en 1896 et l’ambiance est au rendez-vous !

Pour voir la notice sur la Stéréothèque, cliquez sur l’image ci-dessous :

Portrait de groupe, Clavadel, 1896, collection Magendie, MAG1565

L’image du mois #47 | Janvier

Pour démarrer cette nouvelle année et en lien avec une certaine tradition, nous vous proposons une couronne… de fleurs !

Le solstice est passé, les jours ont commencé à rallonger… En attendant de tresser nos propres couronnes de fleurs, nous pouvons réfléchir à leur composition, au coin du feu !

En outre, cette vue se compose de photographies sur carton bien particulières : il s’agit ici de ce que l’on nomme généralement une vue illuminée. Dans ce type de production, de petits trous d’épingles viennent illuminer la vue, comme ici le vêtement et la couronne de fleurs de la jeune fille.

Pour en voir l’effet sur la Stéréothèque, cliquez sur l’image ci-dessous puis bouton à droite de la vue :

Jeune femme à la couronne de fleurs, photographies collées sur carton, entre 1855 et 1890, collection Magendie

 

 

L’image du mois #46 | Décembre

Aujourd’hui, petit tour dans l’arrondissement de Pau pour saluer nos partenaires de la médiathèque de Pau dont le fonds est présenté sur le Stéréopôle ici.

Le Nid Béarnais, 1929, plaque de verre, photographe inconnu, collection Magendie

Le lieu a en outre été identifié grâce à l’indexation collaborative par Filippo Gropallo, merci à lui ! Cette plaque de verre de 1929 présente une vue du Préventorium Le Nid Béarnais, sur les coteaux de Jurançon en face de Pau. Fondé par l’Union des femmes de France (comité de Pau) en 1924, il recevait jusqu’à 133 enfants atteints de tuberculose.

Collection Magendie

Cette image fait partie de notre calendrier de l’Avent !

 

Notice de l’image sur la Stéréothèque : https://www.stereotheque.fr/result,4676-0

L’image du mois #45 | Novembre

Au musée océanographique de Monaco, les animaux se sont tous éveillés au moment de Halloween et de la fête des morts, quand le voile entre les deux mondes était au plus fin… Cachalot, ours, morse, phoque et otarie étaient au rdv !

Nous sommes entre 1930 et 1950, il s’agit d’une vue éditée par Bruguière.

Cette vue stéréoscopiques est visible entièrement en cliquant sur l’image :

Monaco, Musée océanographique, entre 1930 et 1950, Bruguière éditions, collection Hernandez