L’image du mois #42 | Août

L’événement patrimonial du mois de juillet a sans doute été l’inscription du phare du Cordouan sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco !

La décision a été annoncée fin juillet après plusieurs années d’une candidature ayant réuni l’Etat, le Syndicat Mixte pour le Développement Durable de l’Estuaire de la Gironde (Smiddest), les collectivités territoriales et surtout plusieurs milliers de particuliers désireux de soutenir le projet.

Pour saluer cette très bonne nouvelle, voici une vue prise au début du XXe siècle montrant des visiteurs au sommet du phare, qui n’est pas encore électrifié :

Alexis Croly-Labourdette, Cordouan, portrait de famille pris depuis le sommet du Phare, entre 1911 et 1928, Collection Besson, BL146

La vue provient du fonds Besson, dont les images ont été prises par son grand-père Alexis Croly-Labourdette, ancien notaire et photographe amateur né en 1879 à Bourg-sur-Gironde.

 

L’image du mois #41 | Juillet

L’été et son air de vacances est là !

Et si vous veniez profiter d’une randonnée avec nous ? Nous partons à Zermatt, en Suisse, en 1901 ! Sur cette vue stéréoscopique, il s’agit plus précisément d’un groupe de porteurs, selon une méthode de transport alors commune.

De nombreux villageois et villageoises, même âgés, étaient alors employés pour porter les bagages des visiteurs jusqu’aux hôtels des altitudes.

Alpinisme près de Zermatt, 1901, Collection Magendie

On vous avait déjà parlé de randonnée en février. Maintenant que vous êtes prêts à aller arpenter les routes de montagne, pensez à voyager léger ! On vous souhaite un beau mois de juillet à vous !

 

L’image du mois #40 | Juin

 

Le mois de juin est arrivé !

Dans les champs, c’est le moment de la fenaison : à vos faux, à vos râteaux, il faut récolter le foin pour le faire sécher !

Nous sommes ici à la fin du 19e siècle dans une campagne non identifiée, en compagnie de deux hommes et d’une femme prêts à la tâche.

Scène de vie paysanne, collection Magendie, Mag4474

Petite plongée dans le Moyen Âge : dans les livres d’heures puis dans les traités d’agriculture, les travaux des champs sont enluminés au gré des mois.

Par exemple, dans le Rustican ou Livre des proffiz champestres et ruraulx, traduit en 1373 à la demande de Charles V, les différentes activités paysannes et nobles sont représentées à côté du texte de Pierre de Crescens.

Calendrier du Rustican, 15e siècle, Chantilly, Musée Condé, Ms 340 (0603)

En juin, un homme en chemise et couvert d’un chapeau s’apprête à la fenaison.

Pour en savoir plus sur les calendriers des travaux agricoles médiévaux, c’est par ici, un article du Clem pour les ateliers pédagogiques autour du Moyen Âge !

L’image du mois #39 | Mai

Les cafés en terrasse

C’est imminent, les terrasses de café vont enfin pouvoir ouvrir ! Pour marquer ce moment tant attendu, voici une vue colorée du café de la station de train qui reliait Paris et Le Havre. On appelait alors ces convois des « trains de plaisir » à destination des stations balnéaires à tarif réduit. En France, ces trains ont circulé de 1847 (Paris-Le Havre en 6h) aux années 1930.

Très populaires, ces trains ont inspiré de nombreux récits, pièces de théâtre, illustrations et chansons.

Cette vue a pu être prise entre 1855 et 1864 par Pierre Henri Lefort. Il est possible que cette vue transparente sur papier corresponde à une édition de  Charles Gaudin puisque ce dernier rachète le fonds de Lefort en 1864. Gaudin redépose par ailleurs la même série et cette même photographie en 1868.

Café de la station, voyageurs attablés, entre 1855 et 1864, collection Dupin
Il s’agit ici de ce que l’on nomme généralement une vue illuminée. Dans ce type de production très particulière, une photographie est imprimée sur un papier très fin à l’arrière duquel on a placé une fine feuille de papier coloré à la main. Lorsqu’on place l’image à la lumière celle-ci apparaît alors en couleur.

Bibliographie :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Train_de_plaisir_(service_ferroviaire)

L’image du mois #38 | Avril

En avril, ne te découvre pas d’un fil !

Ce dicton rappelle combien l’écart thermique peut être surprenant au début du mois d’avril, pouvant même voir la neige tomber après quelques jours de chaleur.

Aussi, nous ne pouvons que vous conseiller d’enfiler votre crinoline, garante d’un abri à toutes épreuves face aux écarts de température !

Crinoline : enfilage de la robe, vers 1858, collection Calvelo, CAL293

Cette vue issue de la collection de José Calvelo doit être mise en parallèle avec la CAL291 :

En crinoline, parée pour la sortie ! Vers 1858, collection Calvelo, CAL 291

Pas seulement à cause du décor presque identique, mais aussi en raison de la continuité narrative entre les deux stéréogrammes. Ils appartiennent, croyons-nous, à une série un peu plus large qui met en scène les étapes de l’habillage d’une dame se préparant, avec l’aide d’une servante, pour une sortie.

Brian May et Denis Pellerin présentent ces scènes de genre dans l’ouvrage  Crinoline, Fashion’s Most Magnificent Disaster publié par la London Stereoscopic Company en 2016. Ils attribuent cette vue au studio londonien des frères Gaudin.

L’image du mois #37 | Mars

Elles sont actrices, modèles, commerçantes, nageuses professionnelles, employées, grand-mères, mères, filles, cousines, tantes, laborantines, coiffeuses, fileuses, musiciennes, voyageuses, endimanchées, en train de s’amuser, en famille, en costume traditionnel,… elles sont les femmes de nos collections stéréoscopiques et cela a été difficile de choisir tant elles rendent la mémoire vivante.

Ce mois-ci, nous mettons en valeur les femmes d’hier, les femmes de l’histoire.

Collections Calvelo, Chalons, Denant, Magendie, Wiedemann

L’image du mois #36 | Février

Les vacances scolaires approchent, nous pouvons nous promener en journée… et si on partait en randonnée ?

Le verbe « randonner » trouve ses racines au 13e siècle où randoner ou randonner signifiait « courir rapidement ». Il garde cette acception et glisse vers la vénerie du 16e au 18e siècle, ayant alors le sens de la course des chasseurs après une bête puis la course que fait cette bête chassée. Il faut attendre la fin 18e siècle pour que, par extension, le Dictionnaire de l’Académie française indique que « faire une longue randonnée » signifie « marcher longtemps ».

Cette activité prend un essor certain avec celui du voyage, comme le Grand Tour. Au 19e siècle, cette marche récréative gagne un intérêt croissant avec le développement du tourisme et en particulier de l’alpinisme comme sur cette vue.

Ici, nous sommes à Davos en Suisse en 1896 et bien loin de l’équipement pratique utilisé aujourd’hui ! Au-dessus d’un torrent, la traversée semble plutôt acrobatique !

Cliquer sur l’image pour voir la notice dans la Stéréothèque
Pour voir cette vue en relief, chaussez des lunettes bicolores

Collection Magendie, Mag1554

Davos, groupe de jeunes femmes enjambant un torrent

https://www.stereotheque.fr/result,4180-0

L’image du mois #35 | Janvier

Pour faire suite à la Une du mois, l’image du mois de janvier est issue de la collection Gaye où sont réunies de nombreux clichés de Théodore Guitard du Marès, photographe amateur d’origine girondine et plus précisément de l’Entre-deux-Mers.

Pour en savoir plus sur ce photographe, direction le Stéréopôle, cliquez ici !

Nous sommes ici à Poitiers, au parc de Blossac, autour de 1900. Près du kiosque à musique se tiennent deux hommes, dont un à vélo. Lieu de promenade très apprécié des pictaviens, le parc est aménagé au 18e siècle, à l’emplacement d’une nécropole antique.

Cliquer sur la vue pour voir l’original et l’anaglyphe
Daniel Théodore Guitard du Marès
Portrait de Théodore Guitard du Marès

Voir également : Carponsin-Martin C. et Huguet J.-C. : « Daniel-Théodore Guitard du Marès, un pionnier bordelais méconnu de la photographie. » In L’Entre-deux-Mers et son identité, L’Entre-deux-Mers oriental. Actes du XVe colloque, Pessac-sur-Dordogne les 16, 17 et 18 octobre 2015. Bordeaux : CLEM, 2015, pp. 265-279

 

 

 

L’image du mois #34 | Décembre

Ce mois-ci, l’image du mois fait partie du calendrier de l’Avent que nous avons mis en place !

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Série Photographie et recherches stéréoscopiques et série Voyages

Venise, vue sur le canal, 1901, collection Duclot, white_1775

 

Aujourd’hui, nous vous faisons voyager à Venise en 1901, mais pas seulement pour la beauté du lieu.

Le 8 décembre est également la journée mondiale du climat. Aussi, afin d’évoquer l’impact du réchauffement climatique sur les espaces naturels et les sites, Venise est un très bon exemple.

La Cité des Doges se trouve être gravement menacée par l’impact de l’activité humaine. La montée des eaux, due à la fonte des banquises, amplifie un problème d’inondation déjà existant mais de plus en plus fréquent (les acque alte, marées hautes).

En outre, le tourisme de masse a entrainé de nombreuses conséquences néfastes qui amplifie ces phénomènes, en commençant par la pollution (des sols, de l’eau, de l’air, sonore, lumineuse, due aux hydrocarbures, etc.). Nous l’avons tous vu lors du confinement italien du printemps, une fois la ville vidée de l’activité humaine, la nature reprend ses droits.

La cité a toujours été un haut lieu culturel et touristique. Le développement d’un tourisme plus important s’est joué à partir du 19e siècle, comme nous l’a montré Christian Bernadat dans son article sur Venise à la Une du mois de mars, réalisé à partir de nos fonds : https://imagestereoscopiques.com/a-venise-au-cours-de-la-seconde-moitie-du-xixe-siecle/

Collection Duclot

 

Bibliographie :

https://www.geo.fr/voyage/ces-sites-que-nous-ne-pourrons-surement-plus-visiter-en-2100-198718

L’image du mois #33 | Novembre

Ce mois-ci, nous vous amenons en voyage dans les Pyrénées, à travers la série éditée en 1858 par Furne & Tournier, considérés aujourd’hui comme faisant partie des principaux producteurs et éditeurs français de cartes stéréoscopiques pendant l’âge d’or de la technique.  Ces deux cousins ont réalisé, en effet, près de 40 séries de vues stéréoscopiques entre 1857 et 1864 (soit environ 7000 photographies !).

Bagnères-de-Luchon, vue sur le lac d’Oô, 1858, collection Médiathèque intercommunale Pau-Pyrénées

72 photographies composent la série Voyage dans les Pyrénées déposée en novembre 1858 auprès du ministère de l’Intérieur pour autorisation (voir notre page Dépôt légal). C’est pourquoi, nous vous la présentons ce mois-ci !

Pendant leur périple, Charles-Paul Furne et Henri Tournier réalisent  26 photographies de Luchon et ses environs,  3 clichés du petit village de Cierp, une vue générale de Saint-Bertrand-de-Comminges, 18 vues de Bagnères-de-Bigorre, une photographie de l’église de Pierrefitte, deux vues de Barèges, dix clichés de Luz-Saint-Sauveur, deux vues d’Argelès et ses environs, deux photographies de Lourdes, trois de Bétharam, un cliché du vieux pont d’Orthez et enfin deux photographies du château de Pau.

Les vues de paysage ont en commun une mise en scène confrontant l’homme à l’immensité des paysages et à la nature encore sauvage, ainsi que de donner une idée de l’échelle. C’est le cas pour cette vue.

Chaussez vite vos lunettes bicolores pour profiter de la vue en relief !

 » Le Voyage dans les Pyrénées s’adresse à l’artiste et à l’homme du monde qui pour charmer ses ennuis autant que se guérir, a passé la saison d’été aux sources bienfaisantes de la montagne. Voici le lac Bleu, la cascade d’enfer, le pic du Midi, le cirque de Gavarni, mondains pèlerinages où l’on se rendait en joyeuse partie de plaisir ; et, pour rendre l’illusion complète, les guides eux-mêmes et les muletiers espagnols rencontrés au faîte de l’ascension. « 

H. de Nielles, Journal La photographie 30 novembre 1858.

En outre, cette vue stéréoscopique provient du fonds de la médiathèque de Pau-Pyrénées avec qui nous avions collaboré il y a quelques années pour créer une exposition virtuelle sur les Pyrénées en 3D, à retrouver ici en cliquant sur l’image suivante :