26 NOVEMBRE 2026

Pôle juridique Université de Bordeaux

La journée a pour thématique l’interrelation entre stéréoscopie et spectacle vivant, du XIXe siècle à aujourd’hui, de la création à la transmission, de la captation à la conservation.

Elle est à l’initiative de deux partenaires.  Le CLEM via Le STEREOPOLE, association d’intérêt public, accueillie à la Maison des Sciences de l’Homme, Université Bordeaux Montaigne, spécialisée dans la collecte et indexation des photographies stéréoscopiques historiques et  la plateforme ARCHEOVISION du laboratoire Archéosciences Bordeaux et de l’Université de Bordeaux, spécialisée dans les applications numériques au patrimoine culturel, et notamment la gestion, documentation et pérennisation des bases de données en humanités numériques.

L’objectif est de tirer les enseignements d’expériences abouties : pour garder des traces du spectacle vivant à partir de la stéréoscopie et au-delà et pour construire à partir de ces images numérisées de nouveaux partenariats et projets entre recherche et culture.

Programme

8h30-9h ACCUEIL

9h00-9h10 MOTS D’OUVERTURE

Xavier GRANIER – Institut d’Optique Graduate School (IOGS), LP2N (Talence)

Jean-François SIBERS – Président CLEM STEREO

DIAGONALE DE L’IMMERSION

9h10-12h30 – Animée par Jean-François SIBERS

Jean-François SIBERS est depuis un an président de l’association CLEM, en charge de la stéréoscopie.

Conservateur général d’Etat à la retraite, il a eu une double carrière, au sein des ministères de l’Education Nationale et de la Culture et Communication. Enseignant en lettres classiques, il exerce durant deux décennies, et organise l’éducation artistique et culturelle dans l’Académie de Bordeaux en particulier sur la lecture, le cinéma et le patrimoine, avec les centres d’Abbadia (Hendaye) et d’Arthous (Landes).

Conseiller en Drac, il est chargé de divers secteurs (livre et lecture, patrimoine écrit et ethnographique, langues et cultures régionales ou immigrées, archives, cinéma et audio-visuel, devient chef de service des collections et de l’inventaire du patrimoine) puis se spécialise dans les industries culturelles et créatives, particulièrement  les stratégies patrimoniales numériques, conduisant à l’inscription au Contrat de Plan Etat Région du programme Banque numérique du savoir en Aquitaine, devenue depuis Aquitaine Cultures Connectées.

THÉÂTRES PARISIENS 1850-1900 : L’IMMERSION PAR ET DANS LA PHOTOGRAPHIE

« Théâtre et photographie stéréoscopique de 1852 à 1884 »
Denis PELLERIN, Brian May Archive of Stereoscopy : 

Quand les “stéréoscopistes” du XIXe siècle voulaient représenter quelque chose qu’ils ne pouvaient – pour des raisons techniques ou autres ­– capturer en direct, ils recouraient à la prise de vues en studio ou à l’utilisation de modèles en argile. Pendant des années, en raison des longueurs d’exposition et du faible éclairage des théâtres, il leur fut impossible de fixer sur leurs plaques les représentations théâtrales les plus populaires. Ils durent donc photographier en studio les acteurs dans leurs costumes de scène ou imaginer des saynètes de carton, tissu et argile pour reconstituer les moments les plus marquantes des pièces, opéras et opérettes qui faisaient les délices du public. C’est ainsi que sont nées ces séries, si précieuses pour l’historien, connues sous les noms de “Théâtres de Paris” et “Actualités théâtrales” dont Denis Pellerin, de la Brian May Archive of Stereoscopy, va vous conter l’histoire et vous présenter les auteurs, à partir des négatifs du fonds Ganne conservés au Centre des Monuments Nationaux (CMN).

Denis Pellerin est un historien de la photographie qui depuis près d’un demi-siècle s’est spécialisé dans une branche méconnue et peu étudiée du médium: la photographie stéréoscopique. D’abord exclusivement intéressé par ses origines et ses premiers pas, il a, au fil des années étendu ses recherches aux multiples facettes de cette branche fascinante de l’art photographique. Enseignant pendant trois décennies, Denis est depuis quatorze ans le co-conservateur de la Brian May Archive of Stereoscopy, une collection de plus de 220,000 images stéréoscopiques et de plus d’un demi-millier de stéréoscopes. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles sur son sujet de prédilection et donne souvent des conférences 3-D, en personne ou en ligne.

« Un théâtre immersif ? Le stéréoscope au service de la photographie de théâtre au XIXe siècle »
Arnaud RYKNER, Université Sorbonne Nouvelle , Institut Universitaire de France : 

Un quart de siècle avant le perfectionnement de procédés permettant l’invention d’une véritable photographie de spectacle (photos de scène prises dans les théâtres-mêmes), les séries stéréoscopiques de Lamiche, Marinier et Block proposent un dispositif doublement intéressant : leurs modelages imitant les grandes scènes des spectacles les plus populaires de leur temps non seulement pallient l’impossibilité de prendre des photographies dans les théâtres, mais également inventent une pratique immersive qui, par son pouvoir imaginaire, survivra avec la diffusion massive des clichés de Paul Boyer ou Henri Mairet à partir des années 1890, tout en en exploitant le réalisme proprement photographique. C’est ce continuum qu’il s’agira d’étudier. »

« Liens phénoménologiques et esthétiques entre immersion numérique et arts vivants »
François GARNIER, Réalisateur et professeur à l’École des arts décoratifs de Paris, EnsadLab Spatial Media. 

En nous appuyant sur des expériences de mise en scène, comme la captation stéréoscopique des chorégraphies du film PINA de Wim Wenders (2010), ou les recherches actuelles sur les nouvelles formes de médiations spatiales, nous explorerons les liens phénoménologiques et esthétiques qui relient l’immersion numérique aux arts vivants.

François Garnier, est réalisateur et enseignant-chercheur à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, responsable du groupe de recherche SPATIAL MEDIA de l’EnsadLab, dédié a l’études des nouvelles formes de médiations liées à l’usage d’espaces numériques : Mondes Virtuels, Réalité Virtuelle, Réalité Augmentée, Réalité Mixte. Il est docteur en « Esthétique, Sciences et Technologies des Arts » de l’Université de Paris VIII où il a soutenu une sa thèse « Diffusion spatiale et images numériques tridimensionnelles » et membre de l’équipe d’accueil Sciences Arts Création Recherche (SACRe-  EA 7410) de l’Université Paris Sciences & Lettres.

François Garnier s’intéresse dès leur apparition aux techniques numériques de création d’images. Entre 1984 et 1989, il conçoit et réalise de nombreux habillages pour la télévision et assiste des plasticiens et des vidéastes dans la réalisation d’œuvres et de films expérimentaux (Beloire, Bouvet, Orlan …).

Dans les années 90, il travaille en tant que directeur artistique et réalisateur auprès de grands studios de création d’images de synthèse : Médialab (Canal+), ExMachina, ou il participe au premier développement d’acteurs numériques en temps réel et de réalité virtuelle et réalise des films, et des installations associant image numérique et formats spéciaux (Relief, Imax, Ride, dispositifs interactifs). Plusieurs de ses projets seront primés lors de festivals internationaux. 

En 2000 il co-fonde le studio de production AmaK, un des studios français de référence dans la production de programmes stéréoscopiques et spécialiste reconnu des problématiques de mise en scène d’espaces virtuels et des techniques d’imagerie tridimensionnelle. François partagera cette expérience avec le réalisateur Wim Wenders en tant que conseiller spécial à la mise en scène Stéréoscopique (3Dsupervisor) sur le film PINA (nomination aux Oscars 2012). En 2011 il co-fonde Spinningwire, une société spécialisée dans la conception et la réalisation d’espaces partagés en ligne, dédiés à l’art contemporain.

IMMERSION ET CRÉATION CONTEMPORAINE

« L’utilisation de la VR depuis 2026 dans la recréation universitaire des origines du théâtre en Suisse (15e-16e s.) »
Estelle DOUDET,  ARCHAS Université Lausanne & François DANIEL, Archeovision Prod.

Expérimentation de jeu théâtral en environnement numérique dans une formation à la recherche-création, en collaboration avec des professionnels de la scène contemporaine. Coopération entre L’Atelier de recherche créative en histoire des arts du spectacle (ARCHAS-UNIL) et Archéovision production pour la modélisation en 3D.

Ancienne élève de l’École normale supérieure de Paris, docteure et habilitée à diriger des recherches de Sorbonne Université, Estelle Doudet est Professeure de langue et littérature françaises du Moyen Âge et du XVIe siècle à l’Université de Lausanne. Ses travaux portent notamment sur le développement de la communication publique, de l’éloquence et de l’histoire du théâtre. 

Dans le cadre de ses études sur les origines du théâtre en Suisse romande, elle a développé, en collaboration avec François Daniel, plusieurs environnements immersifs de réalité virtuelle permettant d’expérimenter les conditions historiques de jeu et de réception à une époque où les salles de théâtre telles que nous les connaissons aujourd’hui n’existaient pas encore: l’Atelier de recherche créative en histoire des arts du spectacle, qui associe recherche historique, innovation numérique et formation pédagogique à la recherche-création avec des praticiens professionnels. 

Parmi ses ouvrages récents figurent notamment : Moralités et jeux moraux, le théâtre allégorique en français (2018), Théâtre, guerres et religion, Europe, 16e siècle (2020); Theatre in Early Modern Switzerland, 15-17 centuries (2026). Elle a aussi publié plusieurs articles de réflexion sur les apports et les limites de la réalité virtuelle pour l’histoire des spectacles, dont « Scènes éphémères à l’épreuve du virtuel » (2024, avec Natalia Wawrzyniak) et « Remettre en jeu l’histoire du théâtre en Suisse francophone » (2025). 

« Ce que la 3D oblige le théâtre à déclarer »
Patrick LAFFONT DE LOJO,  ENSAD UBM (Artes) :

Je partirai de mes propres chantiers Je modélise en trois dimensions pour travailler : adapter une scénographie d’une salle à l’autre, éprouver ce qu’on verra depuis chaque place.  C’est l’exigence de la 3D : elle ne tolère pas l’à-peu-près, il faut déclarer ce qu’on sait, ce qu’on déduit et ce qu’on ignore. Or les documents du spectacle vivant décrivent le plateau et taisent la salle.

Patrick Laffont de Lojo est artiste plasticien, scénographe, créateur lumière et vidéaste. Né en 1976 à Marseille, il vit et travaille à Paris. Depuis 2004, il conçoit les espaces, les lumières et les images d’une centaine de créations, notamment avec Hubert Colas, Cyril Teste et Gildas Milin. De 2016 à 2025, il signe la scénographie et la lumière de la Trilogie Terrestre — Inside, Moving Earths, Viral —, conférences-performances de Frédérique Aït-Touati et Bruno Latour.

Son travail plastique a été montré au MUCEM, au Gropius Bau de Berlin, au Palais de Tokyo, à la Biennale de Taipei (Taipei Fine Arts Museum, 2020) puis au Centre Pompidou-Metz avec l’installation Moving Earths — Triptyque vidéo, et au LUX, Scène nationale de Valence, pour l’exposition personnelle Bleu. Il signe par ailleurs des scénographies et des lumières d’exposition, au Musée des Arts et Métiers et au Musée Yves Saint Laurent. Il enseigne la scénographie à l’École des Arts Décoratifs – PSL depuis 2018. Il achève une thèse à l’Université Bordeaux Montaigne (UR ARTES, dir. Sandrine Dubouilh) sur le point de vue en scénographie, dont il tire LUCIDA, plateforme de recherche en accès libre qui décrit près de mille neuf cents lieux de spectacle dans plus de cent vingt pays à partir de leurs fiches techniques, et où chaque donnée porte son statut : mesurée, calculée, déduite ou à confirmer.

Publications récentes : « An Ecology of Illusion », Studia UBB Dramatica, LXX-1, Cluj-Napoca, 2025 ; « Ecology of illusion », B@belonline n° 12, Roma TrE-Press, 2025.

12h30-13h30 – DÉJEUNER

RENCONTRES : RECHERCHE / ENTREPRISES / CULTURE VERS DE NOUVEAUX PROJETS

Table ronde 1 : 14h 15h45 – Animée par Xavier GRANIER

Je suis actuellement professeur titulaire à l’Institut d’Optique Graduate School de l’Université Paris-Saclay, où j’enseigne l’informatique, l’infographie, les techniques numériques et la radiométrie. Je suis membre du laboratoire LP2N (Laboratoire de Photonique, Numérique et Nanosciences). Je suis également coordinateur principal du consortium français « 3D pour les Humanités », qui vise à fédérer les initiatives sur l’utilisation de la 3D dans la recherche scientifique en sciences humaines et sociales. L’un de ses principaux résultats est le Répertoire National Français de Données 3D . Auparavant, j’étais chercheur à l’Inria, où j’ai créé les équipes de recherche MANAO .

Mes recherches portent sur l’infographie, plus particulièrement sur le rendu réaliste et l’illumination globale. Elles sont désormais multidisciplinaires et s’étendent à l’acquisition et à la modélisation des propriétés des matériaux et des sources lumineuses (à l’Université de Colombie-Britannique – Vancouver, Canada), à la modélisation des interactions (avec l’Université de Zhejiang – Hangzhou, Chine) et au rendu expressif (anciennement appelé rendu non photoréaliste). Actuellement, mes recherches se concentrent sur la manière dont l’infographie et l’optique, par le biais de l’acquisition et de la restitution 3D, peuvent contribuer à l’étude, à la préservation, à l’annotation et à la diffusion du patrimoine culturel.

DEUX CHAÎNES DE TRAITEMENT 3D :
COLLECTE, BASES DE DONNÉES, CONSERVATION, RÉUTILISATION :
NOTION DE CHAÎNE, MAILLONS FORTS OU FAIBLES

La base de données des photographies stéréoscopiques anciennes

« L’indexation fine : le chaînon manquant pour les photographies stéréoscopiques »
Catherine CARPONSIN-MARTIN, Directrice du CLEM

Pour documenter un fonds de photographies stéréoscopiques (1850-1960), nous avons identifié l’indexation fine comme le maillon faible de la chaîne numérisation-saisie-indexation-conservation-édition. La Stéréothèque, notre projet de bibliothèque mondiale de photographies stéréoscopiques, s’efforce de combler ce vide avec des thésaurus spécialisés (alignés à l’international) implémentés dans OpenTheso (SKOS). Ces outils permettent des recherches thématiques précises. Une indexation rigoureuse est indispensable pour rendre ce patrimoine exploitable scientifiquement et garantir l’interopérabilité des bases de données.

Sarah TOURNON-VALIENTE, CNRS, ArcheoGRID 

Pérenniser les données demande à respecter un certain de principes, notamment ceux regroupés dans l’acronyme FAIR (Findable, Accessible, Interoperable, Reusable). Ces principes guident la mise en place de la stéréothèque, mais aussi d’autres plateformes comme le conservatoire national des données 3D.

Initialement ingénieure en bases de données, fortement concernée par les enjeux de la Science Ouverte et de la préservation des données 3D en Sciences Humaines et pour le Patrimoine Culturel en particulier, mon domaine de recherche est tourné vers la construction de systèmes ouverts destinés à faciliter l’ouverture des données de la recherche d’une part et leur préservation à long terme d’autre part.

Courant 3D et la conservation des captations de spectacles en relief

François SERRE, Magelis Association « Prenez du relief »

Quels sont les marqueurs de quatorze années de compétition internationale de courts métrages en stéréoscopie 3D du festival Courant3D, plus particulièrement dans le domaine de la captation des espaces scéniques ? Cette réflexion propose également d’aborder les évolutions actuelles des productions cinématographiques et audiovisuelles stéréoscopiques, notamment à travers l’intégration des intelligences artificielles

 rançois Serre est directeur de « Courant3D, le rendez-vous de l’immersion et de l’interactivité d’Angoulême », ainsi que du Festival International Future Frame, organisé à Hô Chi Minh-Ville, au Vietnam. Il intervient également comme programmateur spécialisé dans les nouvelles technologies et les nouvelles écritures pour plusieurs festivals.

Enseignant spécialisé dans la musique classique et le documentaire, il est également réalisateur de courts métrages et de documentaires. Son parcours pluridisciplinaire l’a conduit à obtenir trois diplômes de master : en traitement du signal, en réalisation documentaire et en sociologie. Il donne régulièrement des conférences et mène des missions de formation au sein d’écoles et d’établissements à travers le monde.

Table ronde 2 : 16h00-18h00 – Animation : CHARLES-ALEXANDRE DELESTAGE (Université Bordeaux Montaigne)

À NOUVEAUX VECTEURS, NOUVEAUX USAGES… : 3D CONVERSION NUMÉRIQUE, ÉDITION, DIFFUSION, LECTURES

« Revaloriser le patrimoine en relief à l’âge de l’informatique spatiale »
Nicholas ROUTHIER, CubicSpace

« Les technologies numériques permettent aujourd’hui non seulement de préserver et rendre accessibles les collections de photographies stéréoscopiques historiques, mais aussi d’en renouveler profondément l’expérience. Le traitement des images permet de corriger certaines imperfections géométriques et d’offrir une expérience 3D naturelle et confortable. De l’anaglyphe aux écrans 3D sans lunettes, aux casques XR et à CubicScreen sur iPhone, l’informatique spatiale permet désormais de prolonger et d’enrichir l’expérience stéréoscopique historique avec de nouvelles possibilités d’exploration et d’interaction. »

Nicholas Routhier est entrepreneur technologique depuis plus de 25 ans et cofondateur et président de CubicSpace, une entreprise montréalaise spécialisée dans les technologies de visualisation spatiale. Après avoir cofondé SENSIO Technologies en 1998 et dirigé son développement pendant près de vingt ans, il poursuit aujourd’hui avec CubicSpace une ambition : rendre les expériences 3D et spatiales plus naturelles, confortables et accessibles au plus grand nombre. CubicSpace développe une technologie d’Adaptive Spatial Playback qui adapte dynamiquement les contenus stéréoscopiques aux utilisateurs et aux différents dispositifs de visualisation, des smartphones aux écrans 3D sans lunettes et aux casques XR. L’entreprise développe également CubicScreen, une solution permettant de visualiser des photos et vidéos spatiales en 3D sans lunettes directement sur iPhone. Nicholas travaille aujourd’hui avec différents acteurs internationaux des secteurs de la technologie, des médias et de l’affichage spatial afin d’explorer les nouveaux usages de la 3D et du spatial computing.

« L’immersion, les ICC et l’élargissement des « mondes du patrimoine » au-delà des acteurs traditionnels et étatiques ou publics. La question des récits véhiculés et des réappropriations des discours. »
Jessica DE BIDERAN, UBM MICA UBIC, responsable scientifique du Centre d’Innovation Sociétale en Sciences Humaines et Sociales : 

 Jessica de Bideran est maîtresse de conférences en Sciences de l’information et de la communication à l’Université Bordeaux Montaigne. Chercheuse au MICA, ses travaux portent sur les processus de patrimonialisation des traces du passé et plus particulièrement sur l’impact des technologies et pratiques numériques dans les formes de médiation et médiatisation des patrimoines. Responsable scientifique de la cellule de transfert sociétal UBIC, elle collabore régulièrement avec des professionnels de terrain sur des programmes de recherche-action. 

 les grands axes de mon intervention : l’immersion, les ICC et l’élargissement des « mondes du patrimoine » au-delà des acteurs traditionnels et étatiques ou publics / la question des récits véhiculés et des réappropriations des discours.

Laure VALLETTE, Responsable de Bordeaux Patrimoine Mondial : service municipal d’animation de l’architecture et du patrimoine : « Images et médiation : limites, contraintes et perspectives »

Attachée de conservation du patrimoine, mon parcours professionnel est tourné vers la transmission de l’architecture et du patrimoine urbain. En banlieue parisienne, puis à Bordeaux depuis 2016, je conduis des projets de médiation articulés entre lieux ressources (musées/centres d’interprétation) et action culturelle hors les murs (balades urbaines, journées du patrimoine). L’objectif est de  proposer, notamment aux habitants, des clefs pour mieux appréhender la « fabrique de la ville », d’hier à demain, et des espaces de dialogue pour interroger ce qui fait patrimoine.

20h – 22h Conférence et projection en 3D : Diableries : aventures stéréoscopiques en enfer (110 places)

Saynètes satiriques en relief de la vie sociale dans la seconde moitié du XIXe siècle
 par Denis Pellerin, Historien de la photographie, co-conservateur de la Brian May Archive of Stereoscopy

Journée d’accélération du secteur Données et métadonnées de l’ICCARE-LAB

en partenariat avec le CLEM et la Plateforme 3D Archéovision du CNRS

et dans le cadre des célébrations par le Ministère de la Culture pour le bicentenaire de la photographie

 http://pepr-iccare.fr

Le programme de recherche ICCARE bénéficie d’une aide de l’État gérée par I’Agence Nationale de la Recherche
au titre de France 2030 portant la référence ANR-23-PEIC-0001.