Les images du mois #13 | Mars

Pour le mois de mars, au lieu d’une image, nous vous en proposons 7 en lien avec la Semaine des droits des femmes !

Dimanche 10 mars : et pour finir

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Pour terminer, parlons de loisirs et restons sur notre sujet principal : la stéréoscopie.

Dans un intérieur bourgeois reconstitué en atelier (un appartement réel n’aurait pas été suffisamment lumineux), une femme regarde à travers un stéréoscope en compagnie d’Alexis Gaudin, photographe et éditeur stéréoscopique et de trois modèles féminins.

Fonds Calvelo

Samedi 9 mars : une vue plus rare


Aujourd’hui, nous vous présentons une image plutôt rare dans notre collection numérisée : nous possédons de nombreuses photos stéréoscopiques de monuments, paysages, vie quotidienne… mais peu de nus, pourtant bien présents dans la création artistique du 19e siècle comme l’ont déjà montré de larges expositions et études.

Cette femme de dos se tient dans une posture assez classique dans la peinture occidentale et dans la photographie contemporaine, on en retrouve des exemples variés comme les odalisques d’Ingres ou les nombreux recours aux légendes mythologiques pour peindre des nus, en particulier féminins.


La stéréoscopie ne manque pas à l’appel et en cherchant rapidement sur internet, les résultats sont bien présents. Un petit tour sur Gallica BnF vous montrera un autre sujet, dans la même posture en cliquant ici.
Le support de cette photographie est assez abîmé. Il s’agit d’un daguerréotype, méthode de développement mise au point par Nicéphore Niépce et Louis Daguerre. Une image positive (sans négatif) est produite sur une surface d’argent pur et brillante, exposée directement à la lumière.

Fonds Magendie

Vendredi 8 mars : une photographe dans nos fonds !

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En cette Journée internationale des droits des femmes, nous vous présentons une découverte toute récente, sur laquelle nous sommes encore en train d’effectuer des recherches… la présence d’une photographe et éditrice dans nos collections ! Et bordelaise !

Il est assez rare de trouver des femmes dans le milieu de la photographie au XIXe siècle. Ainsi, en dépouillant le fonds Calvelo arrivé récemment au sein de notre corpus, la mention d’édition « Photographie pour tous » attire notre attention, à côté d’une vue d’une fontaine de la place Charles Gruet à Bordeaux.

L’ouvrage de Pierre Bardou « Photographes en Gironde » (1993) nous apporte la solution : cette mention se réfère à Marie Condat, photographe et éditrice à Bordeaux au 91 rue Malbec (magasin attesté jusqu’en 1901). En outre, Marie Condat édite également un journal entre 1865 et 1866 : « L’album photographie universel : journal Bijou » que vous pouvez consulter sur Gallica en cliquant ici.

Fonds Calvelo

 

Jeudi 7 mars  : le fonds Suzanne Dumail

Aujourd’hui, on vous présenter le fonds Suzanne Dumail, fille de Madeleine Tuc (épouse Dumail), institutrice en Haute-Garonne.

Qui est Madeleine Tuc ?

Née en 1914 à Boutx (Haute-Garonne), elle étudie à l’école de jeunes filles de Toulouse. Quelques années plus tard, elle est reçue à L’École Normale ! Seulement, elle a été jugée trop petite de taille et n’a pu intégrer cette école…

Elle devient alors préceptrice puis enseigne en Normandie avant de revenir en Haute-Garonne dans les années 1940 : Argut-Dessous, Boutx, Le Cuing et Malvezie, Antichan-de-Frontignes puis termine sa carrière à Chaum vers 1971.

Madeleine Tuc possédait 114 vues photographiques sur verre destinées à illustrer les leçons de géographie, de sciences ou d’histoire qu’elle donnait à ses élèves.  En sciences, les plaques permettaient d’aborder les systèmes digestifs et sanguin ou encore différentes espèces d’animaux. Enfin en histoire, les photographies stéréoscopiques pouvaient exemplifier des leçons sur les principaux châteaux de France, véritable fenêtre sur le monde !

Images stéréoscopiques plaques de verre Educa Sciences
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Fonds Dumail

Mercredi 6 mars : Ouled Naïl

Aujourd’hui, nous vous présentons une vue stéréoscopique animée d’une femme Ouled Naïl, une peuplade berbère vivant en Algérie.

La photographie a été prise au début du 20e siècle à Biskra et publiée par Ernest-Louis-Désiré Le Deley, basé à Paris.

Fonds Wiedemann, à voir en format stéréoscopique ici

Mardi 5 mars : des fabricantes de bougies

Cliquez sur l’image pour voir l’anaglyphe et chaussez vos lunettes bicolores !

Aujourd’hui, nous nous trouvons dans les locaux de l’entreprise De Dion-Bouton à Puteaux, en 1906.

Cette vue nous montre la fabrication des bougies ; les électrodes étaient montées sur des supports tournés, comme nous l’apprend la photo suivante, peut-être dans une sorte de bakélite.
De Dion-Bouton est une entreprise intégrée, c’est-à-dire qu’on y fabrique pratiquement toutes les pièces et tous les équipements qui seront montés sur les véhicules.
Alors que l’on ne voit en général que des hommes dans les ateliers, constatons qu’ici, il s’agit d’un travail – sans doute plus minutieux – réservé aux femmes.

La collection De Dion-Bouton présente une série exceptionnelle de 49 vues apparemment conçues par les responsables de l’entreprise De Dion-Bouton comme un reportage complet sur leur entreprise. Pour en savoir plus, cliquez ici !

Fonds De Dion-Bouton

Lundi 4 mars : Louise Théo

On commence avec une vue stéréoscopique de Louise Théo (1850-1922), grande chanteuse lyrique de la fin du XIXe siècle.

Née Anne-Louise Piccolo du nom de son grand-père créateur du Théâtre Piccolo, elle débute au Café de l’Horloge sur les Champs-Elysées, fondé par sa mère. Elle est également connue sous les noms de Cécile Piccolo ou Mademoiselle Théo, en référence à son premier époux.

Louise Théo se fait vite repérer par Offenbach qui l’engage pour Pomme d’Api et La jolie parfumeuse (1873). Elle apparaît ensuite dans de nombreuses œuvres comme Orphée aux enfers, La Princesse de Trébizonde, La petite muette, La Timbale and Madame l’archiduc,… Elle se rend à Londres pour une courte durée avant de partir en 1883 en tournée aux États-Unis, à Mexico et à Montréal.

La vue est éditée par Léon & Lévy dans leur série « Sujets artistiques ». L’image a sans doute été prise lors de la même séance de pose que celle effectuée par les photographes parisiens Gaston & Mathieu (40, boulevard Bonne Nouvelle).

Fonds Magendie

Webographie :

http://www.ipernity.com/doc/955739/36070495

http://data.bnf.fr/14790843/louise_theo/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_Th%C3%A9o

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